Première
université du Maroc moderne, l’Université
Mohammed V a formé la grande majorité
des hauts responsables de l’Etat marocain ainsi
que plusieurs centaines d’enseignants chercheurs
actuellement en poste dans différents établissements
d’enseignement supérieur.
Outre le parrainage des établissements d’enseignement
supérieur, lors de la phase de démarrage
dans plusieurs villes du Royaume, devenues par la suite
des villes universitaires, l’Université
Mohammed V, de part son histoire, ses privilèges
et sa distinction, possède des atouts considérables
en ressources humaines et en infrastructures.
L’Université Mohammed V-Agdal dessert
principalement la région de Rabat Salé
Zemmour Zaër, avec ses trois préfectures
de Rabat, Salé et Skhirat-Témara. Néanmoins,
vu sa vocation nationale, pratiquement toutes les préfectures
et les provinces du pays contribuent à sa population
estudiantine.
Actuellement, elle est appelée à gérer
un processus qui lui permettra, dans le cadre de la
réforme en cours et du programme d’urgence
2009-2012 de renforcer sa place en tant qu’établissement
innovateur de l’enseignement supérieur
au niveau national et international. De ce fait, l’approche
transversale que notre projet de développement
préconise sur le plan organisationnel de l’université,
prévoit prioritairement une unification et un
décloisonnement de ses établissements
ainsi qu’une modernisation de ses procédures
administratives.
Sur le plan pédagogique, le corps enseignant
est appelé à faire évoluer les
programmes académiques et se familiariser avec
les nouvelles approches pédagogiques. Tandis
que l’étudiant, point local de toute l’activité
universitaire, sera orienté vers un esprit d’initiative
et de citoyenneté active.
Sur le plan de la recherche scientifique, la qualité
continuera à être encouragée et
la valorisation de la recherche occupera une place importante.
Ainsi, l’université devra prioritairement
orienter sa recherche et ses prestations de service
vers un intérêt local et régional
en partenariat avec les acteurs socioéconomiques.
Ainsi, elle mettra ses potentialités au service
de développement régional et national,
veillant à ce que les découvertes scientifiques
et méthodologiques soient assimilées par
les acteurs du tissu socioéconomique.
En somme, il incombe à la Présidence
de gérer ce changement de façon stratégique,
en misant notamment sur la communication et la motivation
des différentes composantes de la communauté
universitaire afin que tous adhèrent à
ce qui est en définitif un projet sociétal.
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